EMMANUELLE HUYNH
JOCELYN COTTENCIN
A TAXI DRIVER, AN ARCHITECT
AND THE HIGH LINE
Performance / installation JEUDI 04 & VENDREDI 05 MAI 20H30 / Théâtre Saragosse
1H10 / TARIF 8 €

PARCOURS EMMANUELLE HUYNH : TÔZAI !... + A TAXI DRIVER 26€

La chorégraphe Emmanuelle Huynh et l’artiste visuel Jocelyn Cottencin ont collaboré pour un projet liant performance dansée, création et installation vidéo. A taxi driver, an architect and the high line est une trilogie. C’est un portrait de la ville de New York à travers trois caractères et leurs relations à l’espace et à l’architecture. Les films rassemblent à la fois des mémoires physiques, des histoires intimes, des espaces. L’installation navigue entre fiction, documentaire, performance et poésie. Les deux artistes déploient ce travail sur deux lieux qui rassemblent la danse et les arts visuels. Le Théâtre Saragosse accueille au sein de l’installation une performance construite en écho à la structure rythmique du film. Les présences physiques d’Emmanuelle Huynh et de Jocelyn Cottencin varient entre disparition dans les images, unisson avec les motifs du film et occupation du premier plan. L’installation hors performance est en accès libre les 4 et 5 mai dans la journée.

Exposition Drunken horses autour du projet A taxi driver... / Emmanuelle Huynh / Jocelyn Cottencin
Du 22 mars au 06 mai / Bel ordinaire

D’APRÈS UNE CONCEPTION ORIGINALE D’EMMANUELLE HUYNH / LES FILMS ONT ÉTÉ RÉALISÉS EN OCTOBRE 2014, MARS ET JUIN 2015 / crédit photos Jocelyn Cottencin

La chorégraphe Emmanuelle Huynh et l’artiste visuel Jocelyn Cottencin ont collaboré pour un projet liant performance dansée, création et installation vidéo. A taxi driver, an architect and the high line est une trilogie. C’est un portrait de la ville de New York à travers trois caractères et leurs relations à l’espace et à l’architecture. Les films rassemblent à la fois des mémoires physiques, des histoires intimes, des espaces. L’installation navigue entre fiction, documentaire, performance et poésie. Les deux artistes déploient ce travail sur deux lieux qui rassemblent la danse et les arts visuels. Le Théâtre Saragosse accueille au sein de l’installation une performance construite en écho à la structure rythmique du film. Les présences physiques d’Emmanuelle Huynh et de Jocelyn Cottencin varient entre disparition dans les images, unisson avec les motifs du film et occupation du premier plan. L’installation hors performance est en accès libre les 4 et 5 mai dans la journée.

Exposition Drunken horses autour du projet A taxi driver... / Emmanuelle Huynh / Jocelyn Cottencin
Du 22 mars au 06 mai / Bel ordinaire

DISTRIBUTION

D’APRÈS UNE CONCEPTION ORIGINALE D’EMMANUELLE HUYNH / LES FILMS ONT ÉTÉ RÉALISÉS EN OCTOBRE 2014, MARS ET JUIN 2015 / crédit photos Jocelyn Cottencin

+ PLUS D'INFOS
BIOGRAPHIE

JOCELYN COTTENCIN
Après une double formation en art et architecture, Jocelyn Cottencin s’intéresse à différents domaines des arts dits appliqués - notamment le design, l’architecture, le graphisme. Artiste et graphiste, il s’intéresse particulièrement à la question de l’émission et de la réception des images, des codes et des langages, et plus encore à la capacité d’un projet et d’un travail à ne pas circonscrire un territoire mais à circuler entre différents points. Depuis une quinzaine d’années, son travail s’est développé d’une part sur le développement du studio Lieux Communs, plate-forme de création graphique, typographique et éditoriale, et d’autre part sur la mise en oeuvre de projets dans les champs des arts visuels et de collaboration avec d’autres artistes notamment des chorégraphes. En 2014, il a présenté une installation au Musée des arts décoratifs de Paris dans l’exposition Recto / Verso, et une performance sous la forme d’un film au Musée des Beaux arts de Calais, Monumental, et a collaboré à la création de la chorégraphe Emmanuelle Huynh Tôzai !… créée en octobre au Théâtre Garonne à Toulouse. En 2015, Monumental est présenté pour l’ouverture du centre Beaubourg Malaga dans le cadre de l’exposition « Corps Simples ». Considérant la typographie comme un matériau graphique et plastique, Jocelyn Cottencin l’expérimente à travers différentes formes : la performance, l’intervention dans l’espace public, l’installation, le dessin, le livre, l’espace scénique comme dans Vocabulario en 2007 réalisé avec Tiago Guedes et I Can’t Believe The News Today, réalisé à Pau en 2009. Il collabore depuis une quinzaine d’année avec le chorégraphe Loïc Touzé et a conçu les dispositifs scéniques de plusieurs pièces. En 2009, il travaille avec la chorégraphe Emmanuelle Huynh pour la création de la pièce Cribles. En 2010, il prend part au projet J’ai tout donné d’Alain Michard pour le Centre Culturel Colombier et y réalise le Centre de documentation, installation mêlant architecture et mobilier. En tant qu’artiste visuel, il a répondu en 2005 à l’invitation de La Criée – Centre d’art contemporain, et a développé pendant deux ans entre Bilbao, San Sebastian, Glasgow, Porto, Lisbonne et Rennes, le projet Just a walk (2008). Cette même année, Il est invité en résidence par Taigh Chearsabhagh Museum and Arts Centre et le Tramway Art Center (Glasgow). Il réalise un film dans les Iles Hébrides, Real Escape, sorte de fiction et de performance. Il réalise en 2009 pour le Pôle Sportif de Quimper une série de photographies intitulée L’objet du désir, travail à partir d’images d’archives sportives. Invité en 2010 à participer à la seconde édition des Ateliers de Rennes – Biennale d’art contemporain, il conçoit et coordonne le projet éditorial Journal d’Anticipation. En 2012 il met en place le projet Cela dépend de la façon dont les cartes tombent avec la Criée et le Frac Bretagne. Dans le cadre de la manifestation Estuaires à Nantes, il développe ECHOES une installation lumineuse sur l’île de Nantes qui est présentée à la Nuit blanche à Paris en 2012. En 2012 / 2013 il expose dans le cadre de la manifestation GRAPHEÏNE sur le dessin contemporain, organisée à Toulouse avec les Abattoirs, le BBB, Lieu Commun, Pavillon blanc notamment. Il réalise en 2012 / 2013, Red Squares, une installation lumineuse et la création d’une famille typographique pour la médiathèque du Kremlin- Bicêtre. Jocelyn Cottencin intervient dans différentes écoles françaises et étrangères, il enseigne depuis 2006 à l’École européenne supérieure d’art de Bretagne. En 2015, Jocelyn Cottencin avec le designer Erwan Mevel et le plasticien Nicolas Floch démarrent un programme de recherche pour l’école européenne supérieure d’art de Bretagne. B.O.A.T. ® est un navire de recherche artistique et pédagogique pensé comme un atelier mobile, une plateforme de travail, une annexe de l’École européenne supérieure d’art de Bretagne (EESAB), allant à la rencontre d’autres territoires, d’autres cultures, d’autres disciplines.


NOTES

NOTE D’INTENTION
New York continue d’ occuper une place particulière dans notre imaginaire, c’est probablement l’une des villes les plus présentes dans la production cinématographique. Le projet A taxi driver, an architect and the High Line ne s’appuie pas directement sur cet imaginaire. Il choisit le corps comme prisme de lecture de la ville. Le corps placé dans l’espace, le geste et son rythme révèlent en creux celui de la ville, ses architectures. La présence physique, la marche, la danse aiguisent notre regard et permettent une activité de sur-lignage discret des mouvements de la ville, de ses masses et de ses transformations. A taxi driver, an architect and the High Line est une trilogie. C’est un portrait de la ville à travers trois caractères et leurs relations à l’espace et à l’architecture. Les deux premiers personnages sont un chauffeur de taxi (Phil Moore) et un architecte (Rick Bell). Le troisième est un monument, la High Line. Nous considérons la High Line métaphoriquement comme une personne qui traverse la ville, la révèle et provoque la rencontre entre des personnes et des histoires. Les films rassemblent à la fois des mémoires physiques, des histoires intimes et des espaces. Chaque film navigue entre fiction, documentaire, performance et poésie. Dans ce projet, nous avons dialogué avec chacun des protagonistes, cherché à parcourir la chronologie de leur mémoire physique et de leur histoire personnelle. Des gestes, des mouvements, des trajets ont été identifiés. Ces gestes sont réengagés dans la ville. Ils peuvent être re-placés dans leur contexte d’origine comme déplacés. Chaque action dialogue avec le contexte et provoque une lecture de l’espace depuis celle du corps. En contrepoint, le regard porté sur la ville s’intéresse aux activités quotidiennes, aux gestes liés au travail, au rythme de la ville. Le projet s’engage et se confronte à la réalité des espaces et des actions.
Emmanuelle Huynh et Jocelyn Cottencin

TROIS PERSONNAGES
Rick Bell, est, au moment où nous le rencontrons, directeur du American Institute of Architecture New York (AIANY). Il connaît physiquement sa ville, son histoire, chaque bâtiment ou angle de rue ! Il participe aux décisions ou mouvements citoyens qui la transforment (réhabilitation de Ground Zero, Occupied Wall Street). Il entretient un rapport quasi amoureux avec elle. Il a longuement vécu à New York en alternant avec d’amples séjours à l’étranger comme le Maroc, la France. En dépit de ses responsabilités professionnelles ou à cause d’elles, il y marche encore beaucoup et la traverse à bicyclette. Il incarne le rapport subjectif / objectif à la ville en une équation personnelle / professionnelle exceptionnelle. Il est désormais directeur du New York City department of Design and Construction.
Philip Moore a été chauffeur de taxi et guide dans les tours Operator. Il connaît parfaitement la ville, ses sens de circulation, ses noeuds. Natif du Queens, il a vécu toute sa vie à New York en déménageant plusieurs fois. Il connait les lieux que le touriste doit voir, parfois sans y être jamais entré lui même. Son école primaire, sa high school, la fenêtre de sa chambre d’enfant à Queenborough, l’hôpital où il distribue le courrier et l’Apollo theater à Harlem sont autant de repères concrets et signifiants. Sa façon d’arpenter la ville, de l’apprécier, est liée à sa voiture et à ce mode de déplacement. La vitesse, le véhicule qui transporte rapidement le corps dans l’espace font partie de sa façon d’appréhender la ville.
La High Line est une ancienne voie ferrée aérienne réhabilitée en promenade arborée. Elle se situe dans le quartier Ouest de Manhattan. Elle s’étire de la 14e à la 34e rue, entre la 10e et la 12e avenue. Elle est une personne imaginaire qui grandit, grimpe dans Manhattan, se transforme et transforme la ville qu’elle traverse et met en scène. La coulée verte new yorkaise nous permet de traverser l’histoire et l’architecture magistrale de cette ville. Il est impossible de l’emprunter sans penser aux percées de l’artiste Gordon Matta Clark qui sculptait les bâtiments abandonnés à coup de perceuse ainsi qu’aux performances des années 60 de la chorégraphe américaine Trisha Brown. Mais la High Line n’est pas seulement tournée vers le passé. C’est un lieu en mutation, en transformation, un chantier traversé par les actions des travailleurs, des bâtisseurs. Cette trilogie est pensée à la fois sous la forme d’une installation et d’une performance. L’installation est destinée à des espaces d’exposition. La performance est pensée comme un événement dans l’installation ou est montrée dans un espace scénique avec le public présent sur le plateau. Dans la performance, les films deviennent à la fois une trame narrative et une partition. Les motifs chorégraphiques et kinesthésiques des trois portraits sont une matière qui est déployée, répétée, amplifiée ou déformée tel un hors champ.


PRESSE

Présentés pour la première fois vendredi, les films , installation et performance A Taxi Driver, an architect and the high line, une création d’Emmanuelle et de Jocelyn Cottencin pour le festival DañsFabrik, ont mené le public droit dans New York. Dans le patio, une introduction met en scène les deux danseurs aux prises avec deux chaises, et un skateur, qui circule bruyamment sur le béton du balcon. Puis on retrouve Salim Fuhrel, toujours sur sa planche : il évolue en se jouant des obstacles placés sur sa route. Ceux-ci, relevés par nos danseurs, s’avèrent être deux écrans, ce qui porte au nombre de trois le nombre de supports dédiés aux projections vidéos. Trois écrans, trois films différents, impressionnants. Le premier nous présente un chauffeur de taxi, Phil Moore ; le second un architecte, Rick Bell. Sur le troisième, c’est la High Line, une coulée de verdure métaphorique où se rencontrent les personnages. En fond sonore, un brouhaha urbain incessant, les rumeurs de la ville, de travaux, de chantiers, de circulation. On entend, parfois, les deux personnages qui évoquent des souvenirs architecturaux. Intéressant. Il y a aussi des extraits musicaux en bandeson, d’artistes majoritairement New Yorkais tels que Suicide, Jay Z, Beastie Boys, bien vu... À tout cela s’ajoute la chorégraphie des deux danseurs. Qui donnent un relief, une troisième dimension, un quatrième écran. Un prolongement humain avec des rappels gestuels et vestimentaires. C’est urbain, toujours en mouvement et truffé de références... new yorkaises contemporaines.
Ouest France, 05 MARS 2016.


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