Depois do silêncio
(Après le silence)
Théâtre / MERCREDI 26 ET JEUDI 27 AVRIL 20H  / Théâtre Saragosse
2H / TARIF A / À PARTIR DE 15 ANS

Avec Depois do silêncio, la metteuse en scène et réalisatrice Christiane Jatahy, artiste internationalement reconnue, approfondit sa recherche d’un langage à la fois théâtral et cinématographique. Elle explore les lignes de tension entre les deux formes d’art, entre la fiction et la réalité, entre les questions locales du Brésil et la manière dont elles reflètent l’état du monde actuel. Depois do silêncio est le troisième et dernier volet d’une trilogie dont les deux premiers chapitres s’intéressaient aux mécanismes du fascisme (Entre chien et loup, d’après le film Dogville) et au pouvoir politique du patriarcat (Before the sky falls d’après Macbeth). Christiane Jatahy inscrit cette dernière création dans son Brésil natal avec une troupe de comédiens brésiliens, construisant la pièce autour de Torto Arado (2019), le roman largement salué d’Itamar Vieira Junior, planté dans le cœur rural de l’État de Bahia. Elle associe cette fiction troublante — racontée par les voix de deux jeunes femmes dont la communauté est en lutte pour préserver sa terre, sa liberté et son identité — à un documentaire d’Eduardo Coutinho sur les luttes paysannes et à une recherche basée sur un travail de terrain et sur des entretiens. L’ensemble donne naissance à un documentaire-fiction, une pièce de théâtre-film qui prend en charge le récit intime de ce passé non résolu qui ne cesse de se répéter, dans l’horreur du Brésil de Bolsonaro et au-delà. Depois do silêncio témoigne d’une profonde préoccupation pour les temps sombres que nous vivons, mais reste traversé de l’espoir qu’un changement pourrait survenir.

EN PORTUGAIS SURTITRÉ

Texte Christiane Jatahy — D’après le roman « Torto Arado » d’Itamar Vieira Junior publié par LeYa — Conception et mise en scène Christiane Jatahy — Collaboration artistique, décor et lumières Thomas Walgrave — Photographie et camera Pedro Faerstein — Musique originale Vitor Araujo et Aduni Guedes — Son et mixage Pedro Vituri — Costumes Preta Marques — Collaboration texte Juliana França, Lian Gaia, Gal Pereira et Tatiana Levy Salem — Interlocution Ana Maira Gonçalves — Système vidéo Julio Parente — Préparation corporelle Dani Lima — Assistanat à la mise en scène Caju Bezerra — Assistanat à la caméra Suelen Menezes — Son (film) João Zula — Régie plateau et son Diogo Magalhães — Régie lumière Leandro Barreto — Régie vidéo Alan de Souza — Assistanat à la production Rio de Janeiro Divino Garcia — Direction de production Rio de Janeiro Claudia Marques — Administration Claudia Petagna — Direction de production et de diffusion Henrique Mariano — Interprétation Gal Pereira, Juliana França, Lian Gaia, Aduni Guedes et, dans le film, la participation des résidents des communautés de Remanso et Iúna - Chapada Dimantina, Bahia, Brazil — Contient des références et des images de Cara marcado para morrer d’Eduardo Coutinho, production Mapa filmes — Crédit photos Thomas Walgrave
PRODUCTION

Production Cie Vertice - Axis productions Coproduction Schauspielhaus Zürich, Le CENTQUATREParis, Odéon-Théâtre de l’Europe – Paris, Wiener Festwochen, Piccolo Teatro di Milano – Teatro d’Europa, Arts Emerson – Boston, Riksteatern- Sweden, Théâtre Dijon-Bourgogne CDN, Théâtre National Wallonie-Bruxelles, Théâtre Populaire Romand – Centre neuchâtelois de arts vivants La Chauxde- fonds, DeSingel – Antwerp, Künstlerhaus Mousonturm – Frankfurt a.M., Temporada Alta Festival de tardor de Catalunya and Centro Dramatico National – Madrid. Christiane Jatahy est artiste associée au CENTQUATREPARIS, à l’Odéon- Théâtre de l’Europe, Schauspielhaus Zürich, Arts Emerson Boston et au Piccolo Teatro di Milano – Teatro d’Europa. La Cie Vertice – Axis Produtions est soutenue par la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de- France - Ministère de la Culture France. Ce spectacle est disponible avec le 104ontheroad.

Avec Depois do silêncio, la metteuse en scène et réalisatrice Christiane Jatahy, artiste internationalement reconnue, approfondit sa recherche d’un langage à la fois théâtral et cinématographique. Elle explore les lignes de tension entre les deux formes d’art, entre la fiction et la réalité, entre les questions locales du Brésil et la manière dont elles reflètent l’état du monde actuel. Depois do silêncio est le troisième et dernier volet d’une trilogie dont les deux premiers chapitres s’intéressaient aux mécanismes du fascisme (Entre chien et loup, d’après le film Dogville) et au pouvoir politique du patriarcat (Before the sky falls d’après Macbeth). Christiane Jatahy inscrit cette dernière création dans son Brésil natal avec une troupe de comédiens brésiliens, construisant la pièce autour de Torto Arado (2019), le roman largement salué d’Itamar Vieira Junior, planté dans le cœur rural de l’État de Bahia. Elle associe cette fiction troublante — racontée par les voix de deux jeunes femmes dont la communauté est en lutte pour préserver sa terre, sa liberté et son identité — à un documentaire d’Eduardo Coutinho sur les luttes paysannes et à une recherche basée sur un travail de terrain et sur des entretiens. L’ensemble donne naissance à un documentaire-fiction, une pièce de théâtre-film qui prend en charge le récit intime de ce passé non résolu qui ne cesse de se répéter, dans l’horreur du Brésil de Bolsonaro et au-delà. Depois do silêncio témoigne d’une profonde préoccupation pour les temps sombres que nous vivons, mais reste traversé de l’espoir qu’un changement pourrait survenir.

DISTRIBUTION

Texte Christiane Jatahy — D’après le roman « Torto Arado » d’Itamar Vieira Junior publié par LeYa — Conception et mise en scène Christiane Jatahy — Collaboration artistique, décor et lumières Thomas Walgrave — Photographie et camera Pedro Faerstein — Musique originale Vitor Araujo et Aduni Guedes — Son et mixage Pedro Vituri — Costumes Preta Marques — Collaboration texte Juliana França, Lian Gaia, Gal Pereira et Tatiana Levy Salem — Interlocution Ana Maira Gonçalves — Système vidéo Julio Parente — Préparation corporelle Dani Lima — Assistanat à la mise en scène Caju Bezerra — Assistanat à la caméra Suelen Menezes — Son (film) João Zula — Régie plateau et son Diogo Magalhães — Régie lumière Leandro Barreto — Régie vidéo Alan de Souza — Assistanat à la production Rio de Janeiro Divino Garcia — Direction de production Rio de Janeiro Claudia Marques — Administration Claudia Petagna — Direction de production et de diffusion Henrique Mariano — Interprétation Gal Pereira, Juliana França, Lian Gaia, Aduni Guedes et, dans le film, la participation des résidents des communautés de Remanso et Iúna - Chapada Dimantina, Bahia, Brazil — Contient des références et des images de Cara marcado para morrer d’Eduardo Coutinho, production Mapa filmes — Crédit photos Thomas Walgrave

   

Christiane Jatahy
Autrice, metteuse en scène et cinéaste, Christiane Jatahy confronte les domaines artistiques pour interroger notre rapport à l’autre, à l’étranger. Jouant de la perméabilité entre réalité et fiction, acteur et personnage, théâtre et cinéma, son travail artistique, par sa teneur documentaire et l’inventivité de ses dispositifs, impose une écriture scénique et filmique unique. Née à Rio de Janeiro, Christiane Jatahy est diplômée en théâtre, en journalisme, et titulaire d’un Master en art et philosophie. Elle crée et dirige en 2011 le long-métrage The lack that moves us, filmé sans interruption pendant treize heures à l’aide de trois caméras portables. Cette version, toujours présentée dans des festivals nationaux et internationaux, est restée à l’affiche des salles brésiliennes pendant douze semaines. La matière première du film a également été projetée simultanément sur trois écrans à l’occasion d’une performance cinématographique de treize heures à la Parque Lage Art Gallery, au théâtre São Luiz de Lisbonne et au CentQuatre à Paris. A Londres, elle a monté et dirigé le projet In the comfort of your home, un documentaire / vidéo-installation présenté simultanément avec les performances de trente artistes brésiliens dans des maisons anglaises. Elle a été invitée par l’École des Maîtres en 2016. En approfondissant la relation entre le théâtre et le cinéma, elle s’empare de Strinberg en 2012 avec Julia, qui reçoit la même année le premier prix Shell pour la meilleure mise en scène, puis de Tchekov en 2014 avec What if they went to Moscow ?, travail récompensé par les prix Shell, Questão de Crítica et APTR et qui continue de parcourir les festivals d’Europe et des États-Unis. Elle clôt en 2016 la trilogie initiée avec Julia avec la création de La Forêt qui marche, performance librement adaptée de Macbeth de Shakespeare et mêlant documentaire, performance et cinéma en live. Elle crée une pièce sur invitation de la Comédie-Française, La Règle du jeu, inspirée du film de Jean Renoir, puis engage en 2018 le diptyque Notre Odyssée, d’après l’œuvre d’Homère. La première partie, intitulée Ithaque, a été créée à l’Odéon–Théâtre de l’Europe à Paris ; la deuxième partie, Le présent qui déborde, a été filmée en Palestine, au Liban, en Afrique du Sud, en Grèce et en Amazonie. Ce film dialogue avec le théâtre et mélange la fiction avec des histoires réelles d’artistes réfugié.e.s. Ce travail a été montré au festival d’Avignon et a tourné en Europe, en Asie et aux États-Unis. Elle entame en 2021 la Trilogie des Horreurs. Entre Chien et Loup, son premier volet créé au festival d’Avignon, étudie les mécanismes du fascisme à partir du film Dogville de Lars Von Trier. La même année, le second volet de la Trilogie s’appuie sur Macbeth pour se pencher dans "Before the Sky falls (Avant que le ciel tombe)" sur le machisme toxique. Le troisième volet enfin, « Depois do silêncio (Après le silence) », traite de l’esclavage et de ses conséquences sur le racisme structurel. Christiane Jatahy est artiste associée à l’Odéon – Théâtre de l’Europe, au Centquatre-Paris, au Schauspielhaus Zürich, au Arts Emerson Boston et au Piccolo Teatro de Milano. La compagnie Vértice est soutenue par la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France, Ministère de la Culture France. Christiane Jatahy a reçu en janvier 2022 le Lion d’Or de la Biennale de Venise pour l’ensemble de son œuvre théâtrale.