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Emmanuel Eggermont
Danse / Mardi 14 novembre 20h  / Le Foirail
1H20 / TARIF B

Avec All Over Nymphéas, Emmanuel Eggermont signe une symphonie chorégraphique en noir et bleu inspirée des variations élaborées par Claude Monet autour de ses célèbres nymphéas. Une pièce graphique et hypnotique à la beauté délicate.

Avec un goût tangible pour les arts plastiques et l’architecture, le chorégraphe Emmanuel Eggermont façonne par la reprise de mêmes motifs chorégraphiques un défilé d’apparitions subtiles et mystérieuses. Le plateau, où matières abstraites et images « expressionnistes » se côtoient, dessine des fragments de paysage. Cinq interprètes d’horizons différents (classique, hip-hop, arts performatifs…) y évoluent, baignés par les nappes sonores de Julien Lepreux. All Over Nymphéas (2022), inspiré de ce jardin d’Éden créé par Claude Monet, bruisse également d’une multitude de présences comme autant de personnages sortis du Jardin des délices de Jérôme Bosch. Les identités se transforment au gré des changements de costumes : robe vert d’eau d’une nymphe, lunettes fumées d’un dandy rockstar… Dédiant cette création au regretté Raimund Hoghe, complice de Pina Bausch dont il a été le collaborateur durant quinze ans, Emmanuel Eggermont signe un hommage hypnotique à la nature, à l’essence de l’être, à l’humanité.

Avec le soutien de la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques), du mécénat de la Caisse des Dépôts et de l’Onda, Office national de diffusion artistique dans le cadre de leur programme TRIO(S) volet émergence.

À Raimund Hoghe, Emmanuel Eggermont dédie cette pièce. — Concept, chorégraphie et scénographie Emmanuel Eggermont — Interprétation Éva Assayas, Mackenzy Bergile, Emmanuel Eggermont, Delphine Mothes Cassandre Munoz — Collaboration artistique Jihyé Jung — Musique originale Julien Lepreux — Création lumière Alice Dussart — Costumes Emmanuel Eggermont, Jihyé Jung et Kite Vollard — Régie plateau Lucie Legrand — Production et diffusion Sylvia Courty — Administratrice de production Violaine Kalouaz — Crédit photo Laurent Paillier, Jihyé Jung
PRODUCTION

Production L’Anthracite (www.lanthracite.com) Coproduction CCN de Tours – direction Thomas Lebrun, Le Gymnase CDCN Roubaix Hauts-de- France, Le Théâtre de Liège, Le Phare CCN du Havre Normandie – direction Emmanuelle Vo-Dinh, Le Vivat scène conventionnée d’intérêt national – Armentières, L’échangeur CDCN Hauts-de-France, micadanses Paris // Accueil en résidence CNDC – Angers, Boom’Structur – Pôle chorégraphique // Avec l’aide du ministère de la culture DRAC Hauts-de-France au titre de l’aide au conventionnement et la Région Hauts-de-France // Avec le soutien du mécénat de la Caisse des Dépôts // Emmanuel Eggermont est artiste associé au Centre chorégraphique national de Tours, direction Thomas Lebrun (2019-2023)

Avec All Over Nymphéas, Emmanuel Eggermont signe une symphonie chorégraphique en noir et bleu inspirée des variations élaborées par Claude Monet autour de ses célèbres nymphéas. Une pièce graphique et hypnotique à la beauté délicate.

Avec un goût tangible pour les arts plastiques et l’architecture, le chorégraphe Emmanuel Eggermont façonne par la reprise de mêmes motifs chorégraphiques un défilé d’apparitions subtiles et mystérieuses. Le plateau, où matières abstraites et images « expressionnistes » se côtoient, dessine des fragments de paysage. Cinq interprètes d’horizons différents (classique, hip-hop, arts performatifs…) y évoluent, baignés par les nappes sonores de Julien Lepreux. All Over Nymphéas (2022), inspiré de ce jardin d’Éden créé par Claude Monet, bruisse également d’une multitude de présences comme autant de personnages sortis du Jardin des délices de Jérôme Bosch. Les identités se transforment au gré des changements de costumes : robe vert d’eau d’une nymphe, lunettes fumées d’un dandy rockstar… Dédiant cette création au regretté Raimund Hoghe, complice de Pina Bausch dont il a été le collaborateur durant quinze ans, Emmanuel Eggermont signe un hommage hypnotique à la nature, à l’essence de l’être, à l’humanité.

DISTRIBUTION

À Raimund Hoghe, Emmanuel Eggermont dédie cette pièce. — Concept, chorégraphie et scénographie Emmanuel Eggermont — Interprétation Éva Assayas, Mackenzy Bergile, Emmanuel Eggermont, Delphine Mothes Cassandre Munoz — Collaboration artistique Jihyé Jung — Musique originale Julien Lepreux — Création lumière Alice Dussart — Costumes Emmanuel Eggermont, Jihyé Jung et Kite Vollard — Régie plateau Lucie Legrand — Production et diffusion Sylvia Courty — Administratrice de production Violaine Kalouaz — Crédit photo Laurent Paillier, Jihyé Jung

 
RENDEZ-VOUS
Emmanuel Eggermont et Arnaud Bibonne
Décloisonner
Mercredi 10 janvier 19h
Musée des beaux-arts

Pour cette performance musicale et chorégraphique, Emmanuel Eggermont convie le musicien Arnaud Bibonne, grand joueur de boha, la cornemuse des landes de Gascogne. Nourris d’un intérêt très marqué pour les arts plastiques et l’architecture, les extraits dansés par Emmanuel Eggermont dessinent peu à peu le chemin graphique d’un partage du sensible avec Arnaud Bibonne. Inscrit dans le cadre du Musée des Beaux-Arts, ce déplacement artistique propose ces résurgences chorégraphiques et musicales libérées du cadre théâtral.

Durée 20 min
En partenariat avec le Musée des Beaux-Arts de Pau — Entrée libre

 

Emmanuel Eggermont
Après une formation au centre national de danse contemporaine d’Angers, Emmanuel Eggermont fait ses débuts de danseur à Madrid. Fasciné par la découverte d’autres cultures, il séjourne également deux ans en Corée du Sud pour y mener un projet mêlant pédagogie et chorégraphie. Cette période – ainsi que sa collaboration de quinze ans avec Raimund Hoghe (Boléro Variations, Si je meurs laissez le balcon ouvert, L’Après-midi...) - marque son travail en lui insufflant un goût pour l’essence des choses, la sincérité au plateau et l’humanité. A la suite d’une résidence de recherche de six ans à L’L (Bruxelles) où il y questionne sa pratique, Emmanuel Eggermont développe ses projets au sein de L’Anthracite (Lille). Dans ses pièces, qui l’amèneront notamment à obtenir la bourse Beaumarchais-SACD et à participer au festival d’Avignon, des images aux résonances expressionnistes côtoient une danse abstraite et des tonalités performatives. Ses trois dernières créations, Πόλις (Pólis), Aberration et All Over Nymphéas suivent cette ligne artistique et forment un cycle « chromato-chorégraphique ». Monochromies et études picturales invitent le spectateur à devenir conscient de ce qui repose invisiblement en lui, son histoire enfouie et celle qui s’y superpose. Actuellement Emmanuel Eggermont est associé au Centre Chorégraphique de Tours.

« All Over Nymphéas » d’Emmanuel Eggermont
C’est à La Briqueterie que s’est déroulée la dernière création du très riche programme de Faits d’Hiver. Avec All Over Nymphéas, Emmanuel Eggermont signe une pièce bien évidemment inspirée du bassin aux nymphéas du jardin de Giverny dont Claude Monet a élaboré plus de 250 peintures finalisées en 1926 après la grande guerre. Pour figurer le bassin, le sol est en partie recouvert d’un tapis bleu clair dont les tracés angulaires délimitent les berges. De cette surface plane et parfois brillante naissent de palpitantes présences propres à la faune et à la flore de ce lieu paisible et magnifique. Sur une volée de musiques originales de Julien Lepreux les cinq danseurs aux visages impassibles déploient d’exceptionnels mouvements du corps extrêmement précis et très variés. Un par un, ou à plusieurs, ils semblent décrire un univers composé d’une multitude d’oiseaux, insectes, poissons... et de plantes qui vivent autour et dans cet étang. De très petits pas saccadés, d’étranges déhanchements, d’élégants développements des bras jusqu’au bout des doigts, de gracieux enroulements des corps, d’infaillibles équilibres, de surprenantes statures... tout cela est étudié à l’extrême par Emmanuel Eggermont. Grâce au jeu de lumière d’Alice Dussart entre bleu et vert pâle qui brosse à merveille l’ambiance de la somptueuse œuvre de Monet, on imagine les nénuphars, les grenouilles, les moustiques, les moineaux et les couleurs qui se reflètent sur l’eau suivant les saisons. Puis, après avoir cherché à comprendre les significations de cette superbe danse aux centaines de détails, on se laisse emporter par le déroulement des images si esthétiques, si délicates, si légères et si denses. Les intentions défilent alors que les artistes changent continuellement de costumes et la chorégraphie se déploie, se tisse et s’enfle de couches signifiantes qui concourent à une construction évanescente toujours relancée. Telle une procession qui façonne l’architecture du paysage, les excellents interprètes, Laura Dufour, Emmanuel Eggermont, Mackenzy Bergile, Cassandre Munoz et Eva Assayas dessinent un jardin d’Eden où un carnaval des animaux grouillant de vie s’amuse, s’étire, se séduit, vole, sautille... dans un espace serein tellement éloigné des distorsions politiques vécues par Monet. En dédiant cette création au regretté Raimund Hoghe, Emmanuel Eggermont signe un vibrant hommage à la nature, à la paix, à la vie et à l’exceptionnelle œuvre de l’un des fondateurs de l’impressionnisme. All Over Nymphéas est un envoûtant voyage imaginaire et spirituel !
Danse Canal Historique, Sophie Lesort, 2022.

De toute beauté, la création d’Emmanuel Eggermont s’inspire librement de Monet pour une symphonie en noir et bleu en constante transformation.
All Over Nymphéas, tout à sa référence à l’histoire de l’art, présente un univers visuel très élaboré, porté par une scénographie et des costumes conçus par Emmanuel Eggermont, en collaboration avec Jihyé Jung et Kite Vollard. D’allure sérieuse et à la marche régulière, les cinq danseurs portent leurs vêtements comme ils le feraient sur un catwalk. C’est le chorégraphe qui ouvre la danse : la grâce inouïe qui le caractérise se cristallise dans ses gestes infinis de bras, ses mains à la fois baroques et égyptiennes, sa cassure de poignet... Ces lignes qui coupent l’espace se prolongent dans des diagonales de jambes qui brisent l’équilibre du corps et se transmettent aux danseurs. Chacun a su reprendre à son compte cette signature gestuelle, quoique développée différemment, alternant marches simples et formes brisées dans le corps, brèves rencontres en mélanges emboîtés. On se laisse simplement happer par l’atmosphère mystérieuse qui se dégage de ce défilé, quand, à chaque apparition, une veste, une robe, un strass, viennent rebattre les cartes d’une harmonie mouvante. Des formes récurrentes marquent la chorégraphie, reviennent en leitmotivs, tandis qu’apparaissent dans notre imaginaires des figures décalées, mais toujours en petites touches : un Valentin le Désossé mute en Grace Jones, une jeune fille en robe-corolle vert d’eau semble chercher son reflet aquatique dans le bassin, un séducteur aux lunettes fumées sort le grand jeu... Ces impressions s’inscrivent sur un sol bleu en tangram, que les danseurs font glisser pour créer de nouvelles formes, manipulant de la même façon des panneaux ou du plastique pour des effets colorisés ou moirés. Même la tentative de dépouillement de la fin ne suffira pas à taire le désir de couleur et de beauté, dans cet éternel retour du corps, support de toutes les transformations.
La Terrasse, Nathalie Yokel, 18 février 2022.

All Over Nymphéas s’inspire de ce jardin d’Éden hypnotique créé de toutes pièces et peint plus de 250 fois par Claude Monet. Cette vision idyllique vide de toute présence humaine, conçue comme une réponse artistique aux atrocités de la grande guerre, décline comme seul motif le bassin aux nymphéas de son jardin de Giverny. Projetant cette expérience au contexte actuel, aux tensions sociétales et environnementales qui éprouvent nos priorités, cette pièce s’appuie sur la notion du « motif » pour façonner l’architecture d’un paysage fragmenté où l’originel et l’artificiel se diluent dans une onde floue. Le motif comme élément pictural figuratif ou abstrait, sujet du principe de série, impulsant une dynamique à cette composition graphique en expansion. Le motif aussi comme catalyseur dramaturgique, révélant raison d’agir et élan fondamental de mise en mouvement. En ces temps troublés où il nous est régulièrement imposé de justifier du motif de nos actions, All Over Nymphéas se conçoit comme l’ébauche d’une cosmogonie séquencée, dont il reste à écrire les mythes fondateurs, questionnant ce qui nous meut et nous émeut au plus profond.

ESPACES PLURIELS
SCÈNE CONVENTIONNÉE
D'INTÉRÊT NATIONAL
ART ET CRÉATION DANSE