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Ahimsa
Les voyageurs
Thierry Escarmant
Danse / jeudi 03 décembre 19h  / Théâtre Saragosse
durée 45 min / TARIF C / en famille 9 ans +
bord plateau après le spectacle

Danse contemporaine, hip-hop, krump, théâtre et musique : la pièce fait feu de tout bois pour libérer les imaginaires et saisir l’essence de l’empathie. Un duo plein de sève qui nous apprend à être à l’écoute.

Après Te prends pas la tête !, spectacle jeune public dédié aux mécanismes de l’attention, le chorégraphe Thierry Escarmant signe une nouvelle odyssée poétique, à la fois douce et espiègle, sur le thème de l’empathie. Dissolvant les frontières entre dedans et dehors, entre le moi et l’autre, il nous entraîne dans une traversée mouvementée de nos émotions. Sur le plateau, une ligne blanche comme un fil de funambule et des paires de chaussures dans lesquelles se glissent les interprètes nous rappellent que l’attention aux autres est un jeu d’équilibriste, une pratique de caméléon. Les changements subtils d’appuis, de postures, de démarches brouillent les identités. Secondé par la comédienne et danseuse Fanny Avram, collaboratrice de longue date, et le danseur Nathan Nouqueret, Thierry Escarmant engage les corps dans une quête d’ajustement. La musique de Stéphane Garin, percussionniste, compositeur et bidouilleur de génie, nous plonge dans un espace hybride entre univers mental et réalité augmentée. Une ode ludique à l’art de grandir en prenant soin de l’autre.

création / coproduction Espaces Pluriels / en partenariat avec l’Agora

Chorégraphie et mise en scène Thierry Escarmant / Comédienne et danseuse Fanny Avram / Danseur Nathan Nouqueret / Assistant danse Victor Virnot / Musicien et compositeur Stéphane Garin / Design sonore Benoit Courribet / Scénographe et plasticienne Philomena Oomens / Création lumière Frédérique Barrère / Régisseur son Jérémy Pompey / Crédit photo Manon Avram

Production

Production Compagnie Écrire un mouvement. Coproduction Scène conventionnée Espaces Pluriels Pau Scène conventionnée d’intérêt national Art et création - Danse, L’Agora - Billière, Ligue de l’enseignement des Landes, Scène de territoire agglo Bocage Bressuirais - SC d’Intérêt National, L’avant-scène S.C de Cognac, S.N. du Sud Aquitain, Espace James Chambaud - Lons, Ville de Pau, Conseil Départemental des Pyrénées Atlantiques, Région Nouvelle Aquitaine, DRAC Nouvelle- Aquitaine, OARA - Office Artistique Région Nouvelle-Aquitaine, S.C Espace Jéliote - Oloron Sainte Marie, Service Culturel d’Orthez, Théâtre de Gascogne - Mont de Marsan, Communauté d’Agglomération du Pays Basque, KLAP Maison pour la danse - Marseille, ADAMI, SPEDIDAM.

Danse contemporaine, hip-hop, krump, théâtre et musique : la pièce fait feu de tout bois pour libérer les imaginaires et saisir l’essence de l’empathie. Un duo plein de sève qui nous apprend à être à l’écoute.

Après Te prends pas la tête !, spectacle jeune public dédié aux mécanismes de l’attention, le chorégraphe Thierry Escarmant signe une nouvelle odyssée poétique, à la fois douce et espiègle, sur le thème de l’empathie. Dissolvant les frontières entre dedans et dehors, entre le moi et l’autre, il nous entraîne dans une traversée mouvementée de nos émotions. Sur le plateau, une ligne blanche comme un fil de funambule et des paires de chaussures dans lesquelles se glissent les interprètes nous rappellent que l’attention aux autres est un jeu d’équilibriste, une pratique de caméléon. Les changements subtils d’appuis, de postures, de démarches brouillent les identités. Secondé par la comédienne et danseuse Fanny Avram, collaboratrice de longue date, et le danseur Nathan Nouqueret, Thierry Escarmant engage les corps dans une quête d’ajustement. La musique de Stéphane Garin, percussionniste, compositeur et bidouilleur de génie, nous plonge dans un espace hybride entre univers mental et réalité augmentée. Une ode ludique à l’art de grandir en prenant soin de l’autre.

DISTRIBUTION

Chorégraphie et mise en scène Thierry Escarmant / Comédienne et danseuse Fanny Avram / Danseur Nathan Nouqueret / Assistant danse Victor Virnot / Musicien et compositeur Stéphane Garin / Design sonore Benoit Courribet / Scénographe et plasticienne Philomena Oomens / Création lumière Frédérique Barrère / Régisseur son Jérémy Pompey / Crédit photo Manon Avram

   

Thierry Escarmant

Thierry Escarmant débute en 1989 sa formation en danse contemporaine et au butoh auprès de Carlotta Ikeda, Masaki Iwana, Peter Goss et Richard Cayre. À la même période, il co-fonde la Compagnie Enfin le Jour qui changera de nom en 2006 pour devenir Écrire un Mouvement. Il en devient l’artiste associé et, à partir de là, signe ses créations sous l’intitulé "Un théâtre du corps". Cette appellation indique d’une part sa filiation avec la Danse-Théâtre et, d’autre part, prolonge la vision d’un corps en tant que lieu, en tant que théâtre ou scène, à l’origine de la danse Butoh. Son parcours inclut, pour plusieurs compagnies dont la sienne, des créations lumières et d’espaces sonores, des films vidéo ainsi que l’écriture de textes. Il est aussi l’initiateur de festivals autour de l’oralité et de la poésie. Il entame en 2023 un cursus de formation sur la Communication NonViolente.

Compagnie Écrire un Mouvement

Bien qu’identifiée compagnie chorégraphique, Écrire un Mouvement propose des créations pluridisciplinaires, allant de la pièce dansée à la pièce de théâtre en passant par des petites formes et lectures musicales. Fondée en 1989 et implantée à Pau, Thierry Escarmant & Fanny Avram en sont les auteurs associés. Ils proposent sous l’intitulé "Un Théâtre du Corps" une écriture scénique faite de textes, de danses, d’images et parfois de musique live.

Dès le départ de leur collaboration, leurs recherches s’orientent sur la relation entre le texte et le corps. Il s’agit toujours d’une écriture corporelle de la langue, physiquement très engagée, où la production des sons est envisagée, au même titre que n’importe quelle autre partie du corps, en tant que partition chorégraphique. L’enjeu de ce "Théâtre du corps" ne serait pas la clarté du message ou du récit, propre au théâtre d’expression, mais la recherche d’un langage tapissé de peau, d’un texte où l’on puisse entendre les timbres, les textures et les grains de la voix au travers de l’engagement physique.

Écrire un Mouvement envisage les manifestations publiques comme un moyen permettant d’ouvrir des espaces de rencontres, d’échanges et de questionnements. Il s’agit d’interagir et d’entretenir un dialogue avec la cité dont l’enjeu est le partage et la construction de valeurs. La volonté étant d’aiguiser un rapport d’attention au monde, une vigilance à l’aune de la vulnérabilité humaine. En ce sens, au-delà des créations et de la dimension poétique, l’intention serait d’écrire un mouvement en tant qu’action collective.

Note d’intention

Cette création s’inscrit dans un projet de recherche sur l’empathie intitulé Ahimsa. Ce cycle réunit plusieurs formes artistiques - jeune public, tout terrain et tout public - ainsi que différents dispositifs de partage et d’expérimentation autour de l’écoute, de la bienveillance et de la Communication NonViolente. Trois penseurs contemporains accompagnent cette recherche : Roman Krznaric, Marshall Rosenberg et Serge Tisseron. Leurs travaux se rejoignent autour d’une même conviction : l’empathie n’est pas un simple sentiment, mais une compétence à cultiver, capable de transformer nos rapports au monde et aux autres. Chacun d’eux occupe chez moi une place singulière dans la genèse de cette création.

[...] La feuille n’est pas entièrement blanche, d’une part parce que nous avons débuté les répétitions, d’autre part parce que nous avons créé la conférence "L’empathie funambule". J’ai l’intuition que ce fil de l’équilibriste sera central dans cette pièce. Il ne s’agira probablement que d’une ligne blanche dessinée au sol, traversant l’entièreté du plateau mais qui, pour moi, symbolise à la fois l’état de corps et la relation à l’autre. En effet, le corps n’y est pas en déséquilibre, il est plutôt dans un ajustement constant pour maintenir un équilibre, et c’est déjà une danse. C’est aussi une situation : rejoindre l’autre sur ce fil nécessite une attention et une écoute particulières - de soi, de l’autre, et du fil lui-même.

[...] Autre intuition : la présence d’une grande quantité de paires de chaussures au plateau, comme autant de personnes et d’expériences qu’elles permettraient de convoquer. Ici aussi, un état de corps apparaît. Enfiler les chaussures de quelqu’un d’autre, c’est à nouveau une question d’équilibre à trouver ou retrouver. Les appuis s’adaptent, induisent une façon de se déplacer et de marcher, une sorte de jeu qui consiste à comprendre, dans le sens de prendre avec soi, l’autre. Et d’accueillir cet autre déplacement qui consiste à le rejoindre...

Thierry Escarmant

ESPACES PLURIELS PAU
SCÈNE CONVENTIONNÉE D'INTÉRÊT
NATIONAL ART ET CRÉATION DANSE
17 AVENUE DE SARAGOSSE
64000 PAU