Douze jeunes interprètes déploient sur scène les gestes et techniques qui ont façonné leurs parcours. Collectés et transformés, ces fragments de matière chorégraphique dressent le portrait dansé d’une génération pleine de fougue.
Qui sont les danseur·euse·s de demain ? Ce projet à la fois documentaire et poétique réunit une équipe de jeunes interprètes aux origines et aux parcours multiples. Nous n’arrivons pas les mains vides les saisit au tout début de leur expérience professionnelle et met en valeur leur haute technicité. Balkis Moutashar s’appuie sur leurs pratiques diverses pour construire une collection de gestes incarnés. Break, popping, waacking ou électro dialoguent avec la danse classique et contemporaine. Les voix et les sons captés par le compositeur ReNo Vellard tissent une partition faite de fragments d’interviews, de respirations et de musiques choisies par les danseur·euse·s. Balkis Moutashar, attentive à leurs trajectoires singulières, se laisse porter par son intérêt pour l’origine et l’histoire de nos gestes. La chorégraphe, qui a longtemps travaillé pour le music-hall en parallèle de la scène contemporaine, signe ici le portrait vif et touchant d’une jeune génération. Une danse à la fois expérimentale et populaire, accessible à tous.
coproduction espaces pluriels
Chorégraphie Balkis Moutashar / Interprétation Faïz Amed Mouhamed, Nina Appel, Ibrahima Biteye, Théo Brassart, Audalys Charpentier, Timothy Dodson, Jules Fournier, Juliette Franbourg, Jade Mienandi, Pierre Morillon, Lisa Rinsoz, Anaëlle Thiery / Assistanat à la chorégraphie Jeanne Vallauri, Violette Wanty / Création sonore ReNo Vellard / Création et régie lumière Samuel Dosière / Costumes Valentine Solé / Régie son Pauline Parneix / Développement de la compagnie/diffusion Pascale Cherblanc / Administration Léa Jousse / Crédit photo Nathalie Sternalski

Production Association Kakemono. Coproductions Théâtre de Suresnes Jean Vilar, Espaces Pluriels Pau Scène conventionnée d’intérêt national Art et création - Danse, Pôle Arts de la Scène – Friche la Belle de Mai - Marseille, avec le soutien de l’Adami dans le cadre de l’accueil-studio / ministère de la culture - VIADANSE / Direction Fattoumi- Lamoureux CCN Bourgogne-Franche-Comté à Belfort, Ballet Preljocaj CCN à Aix-en-Provence, CCN Roubaix Hauts-de-France - Sylvain Groud. Soutiens et résidences Le CENTQUATREPARIS, KLAP Maison pour la danse à Marseille. Pour ce projet, la compagnie a reçu l’aide du Département des Bouches-du-Rhône et de la Région Sud.
Douze jeunes interprètes déploient sur scène les gestes et techniques qui ont façonné leurs parcours. Collectés et transformés, ces fragments de matière chorégraphique dressent le portrait dansé d’une génération pleine de fougue.
Qui sont les danseur·euse·s de demain ? Ce projet à la fois documentaire et poétique réunit une équipe de jeunes interprètes aux origines et aux parcours multiples. Nous n’arrivons pas les mains vides les saisit au tout début de leur expérience professionnelle et met en valeur leur haute technicité. Balkis Moutashar s’appuie sur leurs pratiques diverses pour construire une collection de gestes incarnés. Break, popping, waacking ou électro dialoguent avec la danse classique et contemporaine. Les voix et les sons captés par le compositeur ReNo Vellard tissent une partition faite de fragments d’interviews, de respirations et de musiques choisies par les danseur·euse·s. Balkis Moutashar, attentive à leurs trajectoires singulières, se laisse porter par son intérêt pour l’origine et l’histoire de nos gestes. La chorégraphe, qui a longtemps travaillé pour le music-hall en parallèle de la scène contemporaine, signe ici le portrait vif et touchant d’une jeune génération. Une danse à la fois expérimentale et populaire, accessible à tous.
Chorégraphie Balkis Moutashar / Interprétation Faïz Amed Mouhamed, Nina Appel, Ibrahima Biteye, Théo Brassart, Audalys Charpentier, Timothy Dodson, Jules Fournier, Juliette Franbourg, Jade Mienandi, Pierre Morillon, Lisa Rinsoz, Anaëlle Thiery / Assistanat à la chorégraphie Jeanne Vallauri, Violette Wanty / Création sonore ReNo Vellard / Création et régie lumière Samuel Dosière / Costumes Valentine Solé / Régie son Pauline Parneix / Développement de la compagnie/diffusion Pascale Cherblanc / Administration Léa Jousse / Crédit photo Nathalie Sternalski
Soirée After
Et si le spectacle se prolongeait autrement ? Cette saison encore, des moments festifs et conviviaux prennent le relais de la représentation pour nous retrouver ensemble en extérieur dans la ville, sur le parvis, sur le plateau, ou dans la coupole du Foirail, en bref, autant d’espaces à investir lors de bals ou de dj sets. Pensés avec les artistes, ces moments sont autant d’invitations à nous retrouver, à échanger… et surtout à danser. Donnez libre cours à votre envie de bouger !
Balkis Moutashar
Ayant une longue pratique de différents types de danse (de la danse classique à différentes danses traditionnelles), Balkis Moutashar commence à se former à la danse contemporaine de façon autonome (notamment lors d’un séjour en auditeur libre dans l’école de Merce Cunningham à New-York), puis au Centre Chorégraphique National de Montpellier sous la direction de Mathilde Monnier (formation EXERCE 2001). Elle n’a cessé depuis d’être en recherche, découvrant et pratiquant en particulier le Body Mind Centering depuis 2008.
Pratiquant l’improvisation et familière de la performance, elle aime visiter des univers disparates, et travaille autant dans des compagnies de music-hall avec plumes et paillettes (pendant 19 ans) qu’avec des chorégraphes tels que Didier Théron (Actes sans paroles, 2001), Pierre Droulers (Appartement, 2003), Claudia Triozzi (Nightshade, 2007), Jérôme Bel (Gala, 2016-2017), DD Dorvilliers (Only One of Many, 2017), des compagnies de théâtre ou des musiciens, notamment le DJ et compositeur Jeff Mills au Musée du Louvre à Paris (From life to death and back, 2015-2017).
Elle mène depuis 2002 différents travaux personnels explorant des territoires entre la danse et les arts plastiques, et crée sa compagnie en 2009 à Marseille. Elle a créé depuis 6 yeux un visage et deux pieds (pour le moment) et Lautrétranger (2009), Les portes pareilles et A quelle distance sommes nous des autres ? (2013), Intersection et Shirley (2016), De tête en cape et Attitudes habillées – le BNM (2019), Attitudes habillées – les soli et Attitudes habillées – le quatuor (2020), Rien d’exceptionnel et Climal (2023).
Ses pièces sont présentées sur de nombreuses scènes nationales, scènes conventionnées, CDCN et festivals en France et en Belgique (Charleroi Danse). En 2022, elle est artiste associée au théâtre Louis Aragon à Tremblay-en-France, et le festival d’Avignon l’invite à participer à Vive le sujet ! Tentatives en juillet 2023.
Titulaire du diplôme d’État de Professeur de danse, elle est engagée dans la transmission, et mène de nombreux ateliers d’action artistique pour des enfants, des adultes et des publics empêchés, au sein de sa compagnie comme pour d’autres structures. Elle a notamment participé à la Salle de Chauffe de Boris Charmatz au Mucem en 2019 à l’occasion de l’exposition On danse ?, a créé une pièce pour 180 lycéens de la Ville de Cannes en 2021, et intervient dans le projet Inspire de la Collection Lambert en Avignon en 2022.
Note d’intention
Dans le protocole de travail de Nous n’arrivons pas les mains vides, Balkis Moutashar interroge les danseur.se.s sur les gestes qui font partie de leur pratique comme de leur histoire : ceux qui leur ont donné le goût de la danse, parfois dès l’enfance, ceux qu’ils ont appris, qu’on leur a transmis pendant leur formation, ceux qu’ils ont observé et qui ont forgé leur regard, ceux qu’ils ont déjà éprouvés sur scène ou ailleurs, ceux qu’ils affectionnent comme ceux qui leur sont étrangers...
Ces interrogations prennent la forme d’un questionnaire à 20 entrées, auquel chaque danseur.euse répond en mouvement, en offrant à la création et au groupe autant de gestes qu’il y a de questions. La chorégraphe récoltera ainsi 240 gestes, parmi lesquels elle en choisira une centaine qui constitueront la matière première de la pièce, à partir de laquelle va se construire l’écriture.
Le travail chorégraphique consistera alors à confronter ces gestes les uns aux autres : à mêler leurs natures différentes, à les mélanger, les additionner, les entrechoquer. A les déplacer, les augmenter, en dessiner la suite... pour écrire une danse vivante, qui parle du groupe autant de de chacun.e, de leur pratique, de leurs désirs et de leur(s) histoire(s). Les voix des danseur.se.s seront aussi présentes, à travers une série d’interviews réalisées par le compositeur, toujours autour de leur relation à la danse et à sa pratique. Leurs mots et leur voix sont enregistrés, et seront travaillés sur un mode proche de celui de l’écriture chorégraphique, isolant des morceaux de phrases pour les croiser et les faire résonner avec d’autres. ReNo Vellard réalisera aussi des enregistrements des sons de leurs corps en mouvement, matière première de la composition musicale qui s’entrecroise avec les mots des danseur.se.s.
Plusieurs ajouts de matières pré-existantes seront faits : des extraits de morceaux de musique chers aux danseur.se.s, voire des chansons, des « tubes » (venant toujours de leurs propositions) qui leur donnent irrésistiblement envie de danser et racontent un élan collectif, en relation aux danses dites « festives ».
Toutes ces matières prendront place sur un plateau nu avec cage de scène apparente. La scénographie de Nous n’arrivons pas les mains vides sera composée d’enceintes de différentes tailles posées sur le sol ou accrochées au grill et descendant dans l’espace à différentes hauteurs. Ces enceintes seront la base d’un travail de multidiffusion de la création sonore, offrant de différentes possibilités de différencier spatialement les enregistrements de voix parlées et la composition musicale. Elles dessineront aussi une partition de l’espace et différents niveaux de jeu, pouvant faire office de « podiums » et de supports concrets pour les corps.
Balkis Moutashar