Ce ballet ciselé met en scène le mythe de Prométhée dans une fable chorégraphique sensible à l’esthétique limpide. Une danse explosive portée par quatorze danseur·euse·s magnétiques qui embrasent littéralement le plateau !
Actuel directeur de la danse à l’Opéra Grand Avignon et futur successeur de Thierry Malandain à la direction du Ballet de Biarritz, Martin Harriague fait naître l’émotion par une danse flamboyante et joyeuse. Après sa création America, qui ciblait les dérives du pouvoir de Donald Trump, il convoque aujourd’hui Prométhée qui osa voler le feu aux dieux pour le donner aux hommes. Le chorégraphe s’appuie sur Les Créatures de Prométhée, unique ballet de Beethoven, dont la partition est ici revisitée par le compositeur Fabien Cali. Les corps des danseur·euse·s deviennent notes, rythmes, résonances. La pièce mêle de puissants tableaux d’ensemble, des duos d’une grande délicatesse à des soli virtuoses. Sans illustrer le mythe de manière linéaire, la danse s’empare de la fable pour façonner des images saisissantes : le vol du feu, la marche des guerriers, la menace obsédante du rapace, dans un espace transfiguré par l’énergie folle des interprètes. Merveilleusement incarnée par un corps de ballet galvanisé, Prométhée est une œuvre intense d’une ampleur magistrale.
Dans le cadre du festival le Temps d’Aimer la Danse Biarritz
Chorégraphie Martin Harriague en collaboration avec les danseurs / Musiques Ludwig van Beethoven et Fabien Cali / Enregistrement réalisé avec l’Orchestre national Avignon- Provence - Direction musicale Swann van Rechem / Mise en scène, décor, lumières Martin Harriague / Dramaturgie Claire Manjarres et Martin Harriague / Costumes Mieke Kockelkorn / Réalisation costumes, décor, accessoires Opéra Grand Avignon / Assistant à la chorégraphie Mathieu Geffré / Assistant à la lumière Christian Rivero / Avec Kiryl Matantsau, Evan Inguanez, Sylvain Bouvier, Daniele Badagliacca, Lucie-Mei Chuzel, Elisa Cloza, Léo Khebizi Hanae Kunimoto, Tabatha Longdoz, Miguel Teixeira et Maira Renee / Ballet de l’Opéra Grand Avignon - Directeur de la danse Martin Harriague / Maître de Ballet Ari Soto / Régisseur Michele Soro / Régisseur technique Christian Rivero / Crédit photo TTS pictures, Christophe Bernard

Production Opéra Grand Avignon et Orchestre national Avignon-Provence
Ce ballet ciselé met en scène le mythe de Prométhée dans une fable chorégraphique sensible à l’esthétique limpide. Une danse explosive portée par quatorze danseur·euse·s magnétiques qui embrasent littéralement le plateau !
Actuel directeur de la danse à l’Opéra Grand Avignon et futur successeur de Thierry Malandain à la direction du Ballet de Biarritz, Martin Harriague fait naître l’émotion par une danse flamboyante et joyeuse. Après sa création America, qui ciblait les dérives du pouvoir de Donald Trump, il convoque aujourd’hui Prométhée qui osa voler le feu aux dieux pour le donner aux hommes. Le chorégraphe s’appuie sur Les Créatures de Prométhée, unique ballet de Beethoven, dont la partition est ici revisitée par le compositeur Fabien Cali. Les corps des danseur·euse·s deviennent notes, rythmes, résonances. La pièce mêle de puissants tableaux d’ensemble, des duos d’une grande délicatesse à des soli virtuoses. Sans illustrer le mythe de manière linéaire, la danse s’empare de la fable pour façonner des images saisissantes : le vol du feu, la marche des guerriers, la menace obsédante du rapace, dans un espace transfiguré par l’énergie folle des interprètes. Merveilleusement incarnée par un corps de ballet galvanisé, Prométhée est une œuvre intense d’une ampleur magistrale.
Chorégraphie Martin Harriague en collaboration avec les danseurs / Musiques Ludwig van Beethoven et Fabien Cali / Enregistrement réalisé avec l’Orchestre national Avignon- Provence - Direction musicale Swann van Rechem / Mise en scène, décor, lumières Martin Harriague / Dramaturgie Claire Manjarres et Martin Harriague / Costumes Mieke Kockelkorn / Réalisation costumes, décor, accessoires Opéra Grand Avignon / Assistant à la chorégraphie Mathieu Geffré / Assistant à la lumière Christian Rivero / Avec Kiryl Matantsau, Evan Inguanez, Sylvain Bouvier, Daniele Badagliacca, Lucie-Mei Chuzel, Elisa Cloza, Léo Khebizi Hanae Kunimoto, Tabatha Longdoz, Miguel Teixeira et Maira Renee / Ballet de l’Opéra Grand Avignon - Directeur de la danse Martin Harriague / Maître de Ballet Ari Soto / Régisseur Michele Soro / Régisseur technique Christian Rivero / Crédit photo TTS pictures, Christophe Bernard
Répétition publique
Echauffement collectif
Et si le spectacle se prolongeait autrement ? Cette saison encore, des moments festifs et conviviaux prennent le relais de la représentation pour nous retrouver ensemble en extérieur dans la ville, sur le parvis, sur le plateau, ou dans la coupole du Foirail, en bref, autant d’espaces à investir lors de bals ou de dj sets. Pensés avec les artistes, ces moments sont autant d’invitations à nous retrouver, à échanger… et surtout à danser. Donnez libre cours à votre envie de bouger !
Originaire du Pays Basque, Martin Harriague débute la danse classique et contemporaine à l’âge de 19 ans. Il rejoint le Ballet National de Marseille en 2008, puis la Noord Nederlandse Dans aux Pays-Bas en 2010.
De 2013 à 2018, il danse en Israël à la Kibbutz Contemporary Dance Company. Il a notamment interprété les pièces de grandes personnalités de la scène chorégraphique internationale : Emanuel Gat, Roy Assaf, Stephen Shropshire, Thierry Malandain, Itzik Galili...
Depuis une décennie, Martin Harriague multiplie les collaborations avec de nombreux ballets et compagnies en Europe : Malandain Ballet Biarritz, Leipzig Ballett, Hessisches Staatsballett Wiesbaden, Chemnitz Ballett, Scapino Ballet Rotterdam, Dantzaz Konpainia, Korzo, et le Ballet de l’Opéra du Grand Avignon. Le Grand Prix de la Critique 2025 (catégorie “danse”) a été décerné au chorégraphe Martin Harriague, pour sa pièce Crocodile.
Il a été associé au CCN Malandain Ballet Biarritz de 2018 à 2021, artiste associé à la Scène 55 de Mougins de 2022 à 2024. Il est directeur du Ballet de l’Opéra Grand Avignon depuis septembre 2024 et prendra la direction du CCN Malandain Ballet Biarritz en janvier 2027.
Dès les premières secondes, Martin Harriague, futur directeur artistique du festival Le Temps d’aimer la danse de Biarritz, impose sa signature. [...] Les accords conquérants de l’Ouverture des Créatures de Prométhée de Ludwig van Beethoven retentissent, puis cèdent soudain la place à un silence dense, électrique. C’est dans ce vide prometteur que naît le geste. Le chorégraphe fait ici bien plus qu’illustrer la musique ; il la matérialise. Les corps des danseurs, d’une malléabilité et d’une énergie phénoménales, semblent être l’émanation physique des vibrations sonores. Une séquence initiale, à la fois drôle et profondément évocatrice, montre la création de l’humanité à partir de corps inertes manipulés avec une franchise presque chirurgicale. Cette humanité, une fois animée, explose dans un langage chorégraphique à la fois explosif et d’une précision mathématique, mêlant des ensembles d’une force tellurique à des duos d’une sensibilité à fleur de peau.
Le mythe est traité avec une intelligence et une sensibilité esthétique remarquables. Harriague ne suit pas un récit linéaire, mais en capture l’essence en tableaux saisissants : le vol du feu, évoqué par des jeux d’ombres et de lumières ; la réapparition des guerriers antiques, dont les profils semblent tout droit surgis des vases grecs ; la menace obsédante du rapace, prédateur éternel. Les costumes de Mieke Kockelkorn, de véritables lambeaux de tissus à la beauté rude, épousent et magnifient le mouvement, participant pleinement à cette écriture visuelle puissante.
Au cœur de cette réussite réside un pari artistique audacieux, et parfaitement réussi : le dialogue entre le chef-d’œuvre de Beethoven et les interventions contemporaines du compositeur en résidence dans maison provençale, Fabien Cali. Loin d’être une simple juxtaposition, cette fusion est un véritable métissage organique. Cali agit en « Prométhée » face à la partition sacrée, s’infiltrant dans l’œuvre pour en révéler de nouvelles facettes, à la manière d’un archéologue ou d’un alchimiste du son. Son passage intitulé Tempesta, qui suit l’Ouverture, donne immédiatement le ton : il s’attarde sur des cellules musicales beethovéniennes, les étire, les recompose avec un sens du drame et de la couleur résolument actuel.
Classiquenews, Emmanuel Andrieu, 16/12/25
Martin Harriague poursuit son exploration des figures transgressives qui défient les dieux et les normes. Après sa création inspirée de Donald J. Trump, il convoque aujourd’hui Prométhée, celui qui osa voler le feu aux dieux pour le donner aux hommes, un acte de rébellion et de générosité, puni d’une souffrance éternelle. Au-delà du récit antique, cette nouvelle pièce interroge ce que signifie “voler le feu” aujourd’hui : dans un monde où l’humain s’arroge le pouvoir de contrôler et de détruire, Prométhée, lui, ne dérobe pas la flamme pour anéantir, mais pour offrir aux hommes la source même de la connaissance, de la vie, et ... de l’amour. Les Créatures de Prométhée de Beethoven, unique ballet du compositeur, est au cœur de cette nouvelle création qui marque le retour de l’Orchestre national Avignon-Provence aux côtés du Ballet. Une retrouvaille attendue où musiciens et danseurs partagent le même espace. Cette proximité redonne à la musique toute sa présence physique.
Chez Martin Harriague, cette relation intime entre mouvement et son est une véritable signature : la danse ne suit pas la musique, elle est musique. Les corps traduisent les notes et laissent voir ce qu’on entend. La chorégraphie mêle ensembles puissants, duos sensibles et solos virtuoses. On y retrouve cette écriture explosive et précise qui fait la singularité du chorégraphe.
Le compositeur Fabien Cali, en résidence à l’Orchestre, vient enrichir cette partition de Beethoven d’une dimension contemporaine, prolongeant le dialogue entre musique et mouvement, entre héritage et invention. Ainsi, Prométhée s’affirme comme une œuvre totale musicale, chorégraphique et mythique.