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3 concertos pour piano
de Bartók
Louis Barreau
Danse / mercredi 10 février 20h  / Le Foirail
durée 1h20 / TARIF A / bord plateau après le spectacle

Cette danse inspirée par la musique de Bartók compose des paysages chorégraphiques lumineux et changeants. La joie profonde des corps, unis dans un élan fédérateur, transcende une écriture ciselée à la précision mathématique.

Après son approche de Bach et de Ravel, le chorégraphe Louis Barreau met en mouvement les concertos pour piano et orchestre de Bartók, œuvres majeures du répertoire moderne aux accents percussifs et mâtinées de références folkloriques. Fidèle au travail développé au sein de sa compagnie, il fait dialoguer structures musicales et vocabulaire chorégraphique dans une pièce à la fois sensible et enjouée, qui puise tour à tour dans les danses savantes ou populaires, classiques ou contemporaines. Les mouvements des neuf danseur·euse·s reflètent les motifs et les pulsations musicales, misant sur les contrastes : lenteur et accélération, abstraction et émotion. Louis Barreau prend soin de donner à chaque concerto une couleur et une tonalité différentes. La scénographie et la lumière révèlent des paysages d’où surgissent des figures collectives. De courses en embrassades, le groupe s’éclate et se retrouve. La joie exprimée par les interprètes illumine l’ensemble. Ce spectacle profondément sensoriel se déploie comme une rosace chorégraphique à la grâce admirable.

Chorégraphie et direction Louis Barreau / Créé avec et dansé par Zoé Bernabéu, Arthur Bordage (danseur de la création Thomas Regnier), Daniel Cantero, Gaspard Charon, Matthieu Chayrigues, Marion David, Marion Jousseaume, Flore Khoury et Jeanne Stuart / Assistanat artistique Bernadette Gaillard / Musique Béla Bartók (1881-1945) / Conseiller musical Félix Dalban-Moreynas (pianiste) / Lumière Françoise Michel / Scénographie Andréa Warzee / Costumes Camille Vallat, remerciements aux équipes du Théâtre National de Bretagne et du Théâtre national de Strasbourg pour le prêt de certains costumes / Son Jonathan Lefèvre- Reich / Régie générale et plateau Florian Laze / Voix Christophe Gravouil / Crédit photo Alain Julien

Production

Production compagnie danse louis barreau. Administration de production et de diffusion Bureau Les Yeux Dans Les Mots. Coproduction Le Manège scène nationale - Reims, Le Grand R - Scène nationale de la Roche-sur- Yon, Le Théâtre - Scène nationale de Saint- Nazaire, CCN Ballet de l’Opéra national du Rhin dans le cadre d’un Accueil Studio 2024, Réseau interrégional Tremplin (Bretagne, Normandie, Pays-de-la-Loire), Théâtre ONYX - scène conventionnée d’intérêt national art et création pour les arts chorégraphiques et circassiens à Saint-Herblain. Soutiens Ville de Nantes (développement artistique), Conseil Départemental de la Loire-Atlantique (fonctionnement), Conseil Régional des Paysde- la-Loire (fonctionnement), DRAC des Pays-de-la-Loire (conventionnement), Cndc - Angers, Ballet du Nord - CCN & Vous !, Le SEPT CENT QUATRE VINGT TROIS - cie 29x27. Avec le soutien de l’Adami

Cette danse inspirée par la musique de Bartók compose des paysages chorégraphiques lumineux et changeants. La joie profonde des corps, unis dans un élan fédérateur, transcende une écriture ciselée à la précision mathématique.

Après son approche de Bach et de Ravel, le chorégraphe Louis Barreau met en mouvement les concertos pour piano et orchestre de Bartók, œuvres majeures du répertoire moderne aux accents percussifs et mâtinées de références folkloriques. Fidèle au travail développé au sein de sa compagnie, il fait dialoguer structures musicales et vocabulaire chorégraphique dans une pièce à la fois sensible et enjouée, qui puise tour à tour dans les danses savantes ou populaires, classiques ou contemporaines. Les mouvements des neuf danseur·euse·s reflètent les motifs et les pulsations musicales, misant sur les contrastes : lenteur et accélération, abstraction et émotion. Louis Barreau prend soin de donner à chaque concerto une couleur et une tonalité différentes. La scénographie et la lumière révèlent des paysages d’où surgissent des figures collectives. De courses en embrassades, le groupe s’éclate et se retrouve. La joie exprimée par les interprètes illumine l’ensemble. Ce spectacle profondément sensoriel se déploie comme une rosace chorégraphique à la grâce admirable.

DISTRIBUTION

Chorégraphie et direction Louis Barreau / Créé avec et dansé par Zoé Bernabéu, Arthur Bordage (danseur de la création Thomas Regnier), Daniel Cantero, Gaspard Charon, Matthieu Chayrigues, Marion David, Marion Jousseaume, Flore Khoury et Jeanne Stuart / Assistanat artistique Bernadette Gaillard / Musique Béla Bartók (1881-1945) / Conseiller musical Félix Dalban-Moreynas (pianiste) / Lumière Françoise Michel / Scénographie Andréa Warzee / Costumes Camille Vallat, remerciements aux équipes du Théâtre National de Bretagne et du Théâtre national de Strasbourg pour le prêt de certains costumes / Son Jonathan Lefèvre- Reich / Régie générale et plateau Florian Laze / Voix Christophe Gravouil / Crédit photo Alain Julien

 

Conférence dansée

La petite conférence chorégraphique
dimanche 07 février 11h
Médiathèque André Labarrère / Entrée libre

Entre parole et danse, Louis Barreau partage avec enthousiasme son amour de l’art chorégraphique et son universalité joyeuse et accessible. Aux côtés de la danseuse Marion David, il dévoile ses propres processus de création qui mettent en dialogue la danse et la musique.

En partenariat avec la Médiathèque Intercommunale André Labarrère

Workshop danse

autour de 3 concertos pour piano de Bartók
samedi 06 février 10h-13h
Théâtre Saragosse

professionel.le.s et amateur.ice.s confirmé.e.s – tarif unique 25€ + 18€ pour le spectacle
achetez vos places

Pour rencontrer les artistes, comprendre leur démarche de création, traverser de nouvelles expériences ou simplement passer un moment ensemble… rien de tel que de faire, alors rejoignez-nous !

 

Louis Barreau

Chorégraphe et danseur, Louis Barreau axe depuis 2014 ses recherches et créations autour de la rencontre entre musique et composition chorégraphique. Formé au conservatoire de la Roche-sur-Yon (musique, danse classique et contemporaine, théâtre), il poursuit ses études au Trinity Laban Conservatoire of Music and Dance à Londres, où il obtient le prix d’excellence en composition chorégraphique,

Dès sa sortie de l’école Laban en 2014, il crée à Nantes la compagnie danse louis barreau, et entreprend parallèlement un Master de recherche en danse à l’Université Paris 8, finalisé en 2016.

Diplômé du premier cycle de formation en Notation du Mouvement Laban au CNSMDP, pratiquant le piano, il centre son travail sur le dialogue entre danse et musique, en s’intéressant particulièrement à la question de la composition et de la structure chorégraphique. Il envisage l’acte chorégraphique comme consistant essentiellement à organiser le mouvement dans l’espace et le temps. Ses créations croisent l’abstraction formelle et mathématique avec l’élan musical, vital et dynamique du mouvement.

Sur la pièce

Neuf danseurs et danseuses entrent sur un plateau totalement dépouillé que seuls agrémentent une tenture mordorée en fond de scène et de nombreux marquages au sol. Ils marchent d’avant en arrière, s’engagent dans une course folle, alternent mouvements chorals à l’unisson et échappées individuelles. Leur danse est élégante, académique. Leurs attitudes sont hautes et leurs sauts virtuoses. Ils poussent de petits cris de jubilation puis un grand cri qui marque la fin de la première séquence, du premier concerto.

Alors que les lumières se réchauffent les gestes s’arrondissent, se déhanchent, l’ensemble se déstructure. Des couples se forment, des étreintes se modèlent, les corps swinguent, une ronde se construit. Pour le troisième concerto, les lumières et les costumes s’assombrissent, marches et courses s’établissent de jardin à cour, se rembobinent, les gestes ralentissent, se décomposent. Puis la tenture de fond de scène se teinte d’un arc-en-ciel dont se détachent des silhouettes noires, avant qu’une explosion jubilatoire d’une multitude de sauts n’éclate devant un astre d’or.

Répondant aux superbes concertos de Bartók par des compositions chorégraphiques complexes qui, comme la musique, évoquent tour à tour danse savante, populaire, classique ou contemporaine, Louis Barreau prend soin de teinter chacun des concertos d’une émotion, d’une couleur différentes. La joie de danser, qu’expriment des interprètes impeccables qui se regardent et se sourient sans cesse, illumine et relie l’ensemble.

La Terrasse, Delphine Baffour, 10/11/2024


C’est extrêmement bien écrit, voire éblouissant dans sa façon de traiter unissons et contrepoint pour arriver à une ligne aux inflexions folklorique – telle la composition musicale – où les danseurs et danseuses se tiennent par les épaules puis par les bras, flexibles à souhait. De courses des uns en embrassades des autres, la danse s’éclate et se reprend bien vite, dans un solo où les gestes d’une interprète collent à tel point à la musique dans sa temporalité comme dans son intensité que l’on dirait du “mickey mousing”.

Les couples se font et se défont, tandis que le moteur du mouvement part d’un étirement qui finit par se rattraper dans un déhanché qui remanie le reste du corps. La pièce est emportée avec ses cavalcades et ces sauts jubilatoires, dans une chorégraphie qui, certes emprunte à des danses populaires, mais reste toujours empreinte de danse classique dans sa raideur – notamment des dos. À force de regarder ces pas simples mais virtuoses, avec ces tours virevoltants avec une jambe devant, ces enveloppés déséquilibrés et périlleux, ces caracolades désordonnées qui reviennent en lignes et ces mouvements qui se contredisent élégamment, on finit par penser que Louis Barreau est sans doute le fils caché de Merce Cunningham et d’Anne Teresa De Keersmaeker. [...]

La scénographie, très esthétique, est à l’image de la chorégraphie. Sobre et chic, avec son tissu élastique argenté qui prend les reflets des éclairages savamment dosés de Françoise Michel utilisant des contrepoids comme métaphore de ce qui se déroule sous nos yeux. Et les danseurs et danseuses sont formidables. Aussi virtuoses que l’écriture de Barreau qui décompose pour la recomposer celle de Bartók.

Dansercanalhistorique.fr, Agnès Izrine, le 22/11/2024.

Note d’intention

9 danseur·euses et les 3 incroyables concertos pour piano et orchestre de Béla Bartók, à la fois populaires et savants. Populaire, car il ne cessa de collecter les musiques traditionnelles de tous horizons, s’attachant à en extraire [...] un langage commun, révélateur d’un véritable métissage, dont Bartók pensait qu’il était facteur « d’enrichissement ». Musique savante, car Bartók était fasciné par la forme, et composait de façon très intuitive sa musique en véritable architecte : suites de Fibonacci, sections d’or, symétries des formes, et autres spires algorithmiques.

La composition chorégraphique et la danse seront en lien avec la pensée musicale de Bartók : une écriture exigeante, ciselée et mathématique de l’espace, du temps et de la matière, et tout à la fois un élan intuitif profond et universel, langue commune à tous les corps. Polyphoniques et contrapuntiques, les concertos sont entre autres ponctués de fugues, si caractéristiques de cette différence des temps, une voix poursuivant l’autre et retardant sur elle. Ces décalages et variations harmoniques et rythmiques nous relient aux fluctuations de vitesses, d’énergies et de présences qui nous traversent au long de notre vie.

Réflectrice de l’élasticité propre à la musique de Bartók, la scénographie sera amenée à se transformer au fil de la pièce, offrant ainsi aux spectateur·rice·s des changements de paysages, donc de perceptions. Cette malléabilité de l’espace, en résonance avec les contrastes musicaux, visera une interaction charnelle avec le langage lumineux profond et sensible de Françoise Michel.

Louis Barreau

ESPACES PLURIELS PAU
SCÈNE CONVENTIONNÉE D'INTÉRÊT
NATIONAL ART ET CRÉATION DANSE
17 AVENUE DE SARAGOSSE
64000 PAU