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Filipe Lourenço
Danse / mardi 26 janvier 20h  / Le Foirail
durée 1h / TARIF A

Douze danseur·euse·s et un musicien convoquent l’héritage musical et dansé du Moyen Atlas marocain par le rythme, le chant et le mouvement. Cette pièce captivante raconte une histoire de transmission et de partage qui dépasse le clivage des genres.

Dans Amazigh, Filipe Lourenço poursuit une trajectoire chorégraphique engagée depuis Pulse(s), Gouâl et Cheb, et ancrée dans sa formation de musicien arabo-andalou, unissant danses traditionnelles du Maghreb et écriture contemporaine. Il rassemble sur scène une communauté vivante qui fait dialoguer chant, percussions et danse, avec pour horizon les pratiques rituelles et festives ancestrales de l’Ahidous du Moyen Atlas. Le chorégraphe assume un parti pris profondément inclusif, déconstruisant les clivages de genre et ouvrant les imaginaires sur un paysage chorégraphique partagé où la spontanéité et la tradition s’entrelacent. Filipe Lourenço avait dansé dans la pièce de Christian Rizzo D’après une histoire vraie, plébiscitée par le public palois lors de son accueil. On reconnait dans Amazigh, outre le choix d’interprètes communs, une filiation artistique que traduit la force affirmée du groupe en mouvement et la mémoire des danses populaires. Le spectacle inscrit le corps et la voix des interprètes dans une célébration du commun où chaque geste relie l’intime à l’histoire collective.

Création / coproduction espaces pluriels

Chorégraphie Filipe Lourenço / Assistanat création Deborah Lary / Danseurs Youness Aboulakoul, Mithkal Alzghair, Jamil Attar, Bilal Alami Badissi, Ema Bertaud, Morgane Bonis, Eve Bouchelot, Kerem Gelebek, Alice Lada, Ernest Sarino Mandap, Yuma Pochet, Ana Cristina Velasquez / Musique Filipe Lourenço, Amine Nouri / Costumes Khalid Benghrib / Création et régie lumières Manu Gary / Régie générale et son Christophe Chauvière / Préparation des tournées François Michaudel / Crédit photo Ernest Mandap

Production

Production Compagnie Filipe Lourenço / Plan-k. Coproduction Maison de la culture de Bourges - Scène nationale, Scène nationale de l’Essonne Agora-Desnos, Théâtre d’Orléans - Scène nationale, Théâtre de Corbeil - Essonnes Grand Paris Sud, L’Arc – Scène nationale Le Creusot, CCN de Grenoble, Maison des arts et de la danse - Opéra de Limoges, Espaces Pluriels Pau Scène conventionnée d’intérêt national Art et création - Danse, Ballet de Lorraine CCN de Nancy, CCN de Roubaix, Théâtre Louis Aragon scène conventionnée d’intérêt national Art et création – danse à Tremblay-en-France, Espace 1789 - Saint-Ouen. Soutien Théâtre Louis Aragon - scène conventionnée d’intérêt national Art et création danse à Tremblayen- France, Ville de Tremblay-en-France, Département de la Seine-Saint-Denis, du ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), CND – Centre National de la Danse, 104, ADAMI, ONDA. La compagnie Cie Filipe Lourenço / Plan-k a bénéficié de l’aide au projet du Conseil Régionale Centre – Val de Loire.

Douze danseur·euse·s et un musicien convoquent l’héritage musical et dansé du Moyen Atlas marocain par le rythme, le chant et le mouvement. Cette pièce captivante raconte une histoire de transmission et de partage qui dépasse le clivage des genres.

Dans Amazigh, Filipe Lourenço poursuit une trajectoire chorégraphique engagée depuis Pulse(s), Gouâl et Cheb, et ancrée dans sa formation de musicien arabo-andalou, unissant danses traditionnelles du Maghreb et écriture contemporaine. Il rassemble sur scène une communauté vivante qui fait dialoguer chant, percussions et danse, avec pour horizon les pratiques rituelles et festives ancestrales de l’Ahidous du Moyen Atlas. Le chorégraphe assume un parti pris profondément inclusif, déconstruisant les clivages de genre et ouvrant les imaginaires sur un paysage chorégraphique partagé où la spontanéité et la tradition s’entrelacent. Filipe Lourenço avait dansé dans la pièce de Christian Rizzo D’après une histoire vraie, plébiscitée par le public palois lors de son accueil. On reconnait dans Amazigh, outre le choix d’interprètes communs, une filiation artistique que traduit la force affirmée du groupe en mouvement et la mémoire des danses populaires. Le spectacle inscrit le corps et la voix des interprètes dans une célébration du commun où chaque geste relie l’intime à l’histoire collective.

DISTRIBUTION

Chorégraphie Filipe Lourenço / Assistanat création Deborah Lary / Danseurs Youness Aboulakoul, Mithkal Alzghair, Jamil Attar, Bilal Alami Badissi, Ema Bertaud, Morgane Bonis, Eve Bouchelot, Kerem Gelebek, Alice Lada, Ernest Sarino Mandap, Yuma Pochet, Ana Cristina Velasquez / Musique Filipe Lourenço, Amine Nouri / Costumes Khalid Benghrib / Création et régie lumières Manu Gary / Régie générale et son Christophe Chauvière / Préparation des tournées François Michaudel / Crédit photo Ernest Mandap

   

Filipe Lourenço

Danseur et chorégraphe (Portugais / Français), Filipe Lourenço débute sa pratique artistique dans l’association « Chant et Danses du Maghreb » à Bourges (actuellement Al Qantara), en 1984. Il pratique durant une quinzaine d’années les danses folkloriques du Maghreb avant d’enseigner lui-même au sein de la même association. En parallèle de la danse, il commence en 1988 sa pratique de musique Arabo-Andalouse, en jouant le ‘Oud (luth arabe) au sein de l’orchestre El Albaycin pendant 12 ans.

En 1997, il entre au Centre national de Danse contemporaine d’Angers, CNDC, puis entame une collaboration avec le chorégraphe Olivier Bodin. Depuis, il collabore avec différents artistes tels que Patrick le Doaré, Catherine Diverrès, Georges Appaix, Joëlle Bouvier, Nasser Martin-Gousset, Michèle Noiret, Olivier Dubois, Christian Rizzo, Boris Charmatz.

En 2014, à son initiative, l’association Plan-K est fondée. Avec sa nouvelle compagnie, Filipe crée en 2016 son premier spectacle Homo Furens, Pulse(s) en 2018, Gouâl en 2021 et Cheb en 2023.

Note d’intention

Cette nouvelle création s’inscrit dans le droit fil des recherches de Filipe Lourenço, commencées en 2018 avec le solo Pulse(s), et affirmées sur les pièces de groupe Gouâl et CHEB. Sa démarche puisait dans l’identité même de Filipe Lourenço en tant que danseur : un interprète nourri d’abord par une solide formation de musicien arabo-andalou et un apprentissage des danses traditionnelles du Maghreb, puis par un parcours de danseur contemporain (Olivier Dubois, Georges Appaix, Christian Rizzo, Michèle Noiret, Boris Charmatz...).

Cette trajectoire particulière signe la spécificité de son approche, qu’il vient poursuivre aujourd’hui avec la création d’une pièce de groupe de 13 danseurs et un musicien/compositeur. Après avoir exploré une danse guerrière dite "Alaoui" dans la région du RIF avec la création GOUÂL en 2021, cette fois-ci Filipe Lourenço prend sa source dans une recherche autour d’une autre danse traditionnelle appelée "Ahidous" situé au Maroc Central ( moyen Atlas). Cette dernière est l’une des variantes de la danse collective d’essence berbère qu’on retrouve un peu partout au Maroc et au-delà sous différentes formes et appellations. Ahidous est le moyen d’expression corporelle et poétique collectif le plus prisé par les populations du Moyen Atlas pour faire la fête, ou même, il n’y a pas si longtemps, pour chanter les morts.

L’enjeu est de déconstruire le clivage entre les deux genres, plutôt que de les renverser, comme pour mieux lever l’interdit du regard qui frappe le féminin ou celui qui les exclut de la transmission de ces traditions. Toujours marquée par la recherche de l’engagement plein et entier des corps, l’écriture chorégraphique de Filipe Lourenço n’élude donc pas la dimension critique de son propos, soutenue par une volonté forte de moderniser des pratiques ancestrales.

Pensée pour pouvoir être jouée sur des espaces scéniques et non-scéniques, la pièce prend place sur un plateau nu qui fait la part belle à la physicalité et à la trame musicale. Continuellement présente, la musique est en effet activée sur scène par les interprètes eux-mêmes, qui chantent, crient et jouent du bendir. Le tissage entre le son et la danse s’opère ainsi autour d’une rythmique de base qui se déploie et varie en suivant l’évolution dramaturgique. Si la partition est en grande partie écrite, faisant ainsi retour aux sources de la tradition, elle n’est pas pour autant figée dans ces normes, ni fermée à l’improvisation et à la spontanéité.

Les danseurs et danseuses peuvent faire appel à leur mémoire personnelle et développer en fonction de leur propre histoire une interprétation plus contemporaine de la danse Ahidous, moins ornementale et plus abstraite. Le mouvement répétitif et géométrique y est privilégié, tout comme le travail du chant et du rythme. Avec cet Ahidous revisité, Filipe Lourenço propose une nouvelle fois de chorégraphier la dépense en ouvrant les imaginaires dansés du Maghreb à un paysage collectif, assumant le parti pris d’un geste résolument inclusif.

ESPACES PLURIELS PAU
SCÈNE CONVENTIONNÉE D'INTÉRÊT
NATIONAL ART ET CRÉATION DANSE
17 AVENUE DE SARAGOSSE
64000 PAU