Un poème aérien plein d’espoir comme un livre d’images mobiles, entre équilibre fragile et envols suspendus. À mesure que les corps s’élancent, tombent et se relèvent, cinq circassiennes repoussent leurs limites pour fissurer l’opacité du monde.
Avec Traverser les murs opaques, la fildefériste et poétesse Marion Collé, fondatrice du Collectif Porte 27, mêle de manière inédite cirque contemporain et poésie. Sur scène, cinq interprètes évoluent dans les airs, sur un fil et un trapèze ballant, dessinant une suite d’images saisissantes. Dans une atmosphère de brume et de lumière, les corps tracent des lignes dans l’espace et proposent au spectateur une expérience sensorielle de l’apesanteur. Marion Collé met en scène une traversée lumineuse de nos fragilités faite d’équilibres et d’élans partagés. Inspirée par les réflexions du philosophe Georges Didi-Huberman sur la notion de soulèvement, la pièce parle de résistance face au découragement, de force à trouver ensemble pour lutter contre l’immobilisme, pour tomber, se rattraper, recommencer. Dans une affirmation incarnée du verbe, Traverser les murs opaques nous invite à franchir nos propres entraves pour réenchanter le monde. Un spectacle-manifeste hypnotique qui affirme la puissance du collectif et de l’émotion pour rouvrir l’horizon du sensible.
Proposition de Marion Collé / Avec Anne-Lise Allard, Julia Brisset, Marion Collé, Amélie Kourim et Chloé Moura / Scénographie de la lumière Sylvie Mélis / Poèmes Marion Collé / Musique Simon Thierrée / Création sonore Aude Petiard / Voix Fanny Sintès / Création costumes et textiles Aurore Thibout / Accompagnement scénographique Suzanne Sebö / Regard extérieur Fanny Sintès, Carole Fierz, Valérie Lamielle / Accrocheur-rigger Fred Sintomer et/ou Julien Fournier / Régie générale et son Adrien Wernert / Régie lumière Titouan Lechevalier / Administration Anne Delépine puis Frédéric Cauchetier / Production/ diffusion Léa Couqueberg et Juliette Seguin / Communication Julie Mouton puis Vincent de Chavanes / Montage de production Julie Greffier / Merci à Vasil Tasevski, Sylvain Levey, François Marietta, Alizé Chabert, Chiara Marchese, Véronique Caye, Framboise Arsicaud, Chien Noir et Maud Le Borgne, Arthur de Cossette qui ont croisé la route de cette création. Et merci à Georges Didi-Huberman pour sa pensée vivifiante et inspirante / Crédit photo Vasil Tasevski

Production Porte27. Coproductions L’Agora - Pôle national des arts du cirque (Boulazac), La Comète - scène nationale (Châlons-en- Champagne), Le Nouveau Relax - scène conventionnée (Chaumont), La Machinerie54 - scène conventionnée (Homécourt), Le Cirk’Éole - Montigny-les-Metz, Théâtre des Quatre saisons - scène conventionnée Art et création (Gradignan). Traverser les murs opaques a reçu le soutien de la DGCA au titre de l’Aide à la création - Cirque, de la Région Grand Est - Aide à la création, du Département de la Marne et de la SACD – Processus cirque en 2020.
Un poème aérien plein d’espoir comme un livre d’images mobiles, entre équilibre fragile et envols suspendus. À mesure que les corps s’élancent, tombent et se relèvent, cinq circassiennes repoussent leurs limites pour fissurer l’opacité du monde.
Avec Traverser les murs opaques, la fildefériste et poétesse Marion Collé, fondatrice du Collectif Porte 27, mêle de manière inédite cirque contemporain et poésie. Sur scène, cinq interprètes évoluent dans les airs, sur un fil et un trapèze ballant, dessinant une suite d’images saisissantes. Dans une atmosphère de brume et de lumière, les corps tracent des lignes dans l’espace et proposent au spectateur une expérience sensorielle de l’apesanteur. Marion Collé met en scène une traversée lumineuse de nos fragilités faite d’équilibres et d’élans partagés. Inspirée par les réflexions du philosophe Georges Didi-Huberman sur la notion de soulèvement, la pièce parle de résistance face au découragement, de force à trouver ensemble pour lutter contre l’immobilisme, pour tomber, se rattraper, recommencer. Dans une affirmation incarnée du verbe, Traverser les murs opaques nous invite à franchir nos propres entraves pour réenchanter le monde. Un spectacle-manifeste hypnotique qui affirme la puissance du collectif et de l’émotion pour rouvrir l’horizon du sensible.
Proposition de Marion Collé / Avec Anne-Lise Allard, Julia Brisset, Marion Collé, Amélie Kourim et Chloé Moura / Scénographie de la lumière Sylvie Mélis / Poèmes Marion Collé / Musique Simon Thierrée / Création sonore Aude Petiard / Voix Fanny Sintès / Création costumes et textiles Aurore Thibout / Accompagnement scénographique Suzanne Sebö / Regard extérieur Fanny Sintès, Carole Fierz, Valérie Lamielle / Accrocheur-rigger Fred Sintomer et/ou Julien Fournier / Régie générale et son Adrien Wernert / Régie lumière Titouan Lechevalier / Administration Anne Delépine puis Frédéric Cauchetier / Production/ diffusion Léa Couqueberg et Juliette Seguin / Communication Julie Mouton puis Vincent de Chavanes / Montage de production Julie Greffier / Merci à Vasil Tasevski, Sylvain Levey, François Marietta, Alizé Chabert, Chiara Marchese, Véronique Caye, Framboise Arsicaud, Chien Noir et Maud Le Borgne, Arthur de Cossette qui ont croisé la route de cette création. Et merci à Georges Didi-Huberman pour sa pensée vivifiante et inspirante / Crédit photo Vasil Tasevski
Atelier d’écriture
tous publics – tarif unique 25€ + 14€ pour le spectacle
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Pour rencontrer les artistes, comprendre leur démarche de création, traverser de nouvelles expériences ou simplement passer un moment ensemble… rien de tel que de faire, alors rejoignez-nous !
Pour ce temps d’écriture, en écho au spectacle Traverser les murs opaques, Marion Collé proposera aux participant.e.s d’écrire leur poème-manifeste pour résister au sentiment d’impuissance. À travers différents exercices d’écriture, il s’agira de recueillir des sensations, d’écouter ce qui traverse le corps et la tête et de chercher les mots, le rythme, la musique pour transcrire un rapport au monde sensible, mouvant, ouvert. A vos stylos !
Marion Collé
Après des études littéraires, Marion Collé se forme à l’Académie Fratellini et au Centre National des Arts du Cirque. Elle fait partie du Collectif Porte27 au sein duquel elle développe une recherche où la poésie, le fil, le corps et les mots se mêlent. Elle aime avant tout faire résonner les langages, tendre des fils entre philosophie, écriture, arts de la scène. Elle s’intéresse à la question du lyrisme, de l’engagement et creuse des chemins de traverse pour faire entrer en résonance l’intime avec le monde qui nous entoure et le transformer.
En 2012, elle crée le solo BLUE, puis ISSUE01 - cirque, rencontre, création avec Matthieu Gary, Vasil Tasevski et Lawrence Williams. En 2014, elle est lauréate CircusNext avec Autour du domaine, spectacle à la croisée du fil et de la poésie, inspiré du poète Guillevic. En 2018, elle crée Dans le sens contraire au sens du vent avec l’auteur Sylvain Levey, forme itinérante jeune public initiée à l’invitation de la SACD et du Théâtre de la Ville. Elle crée en parallèle Dans le paysage aveugle avec Tiphaine Raffier pour Comme un sujet, un Sujet à Vif décentralisé avec la SACD, le Prato et le Théâtre du Nord. La même année l’Institut du monde arabe l’invite à créer un hommage au poète Mahmoud Darwich, Après le dernier ciel.
Elle crée plusieurs formes in situ en lien avec sa poésie, à l’IMA et à la Maison de la Poésie à Paris, à la Maison de George Sand à Nohant-Vic, à la Villa Caillebotte, ou à la Villa Médicis à Rome.
Elle publie de la poésie, écrit pour le cirque et a remporté plusieurs prix littéraires. Son recueil, Être fil, est publié aux Editions Bruno Doucey (mars 2018). Le recueil Traverser les murs opaques est paru chez le même éditeur, au printemps 2024.
Sur Traverser les murs opaques
Cordes, trapèze et fils sont installés dans une configuration sur-mesure pour cinq acrobates œuvrant dans l’aérien. Jouant de l’obscurité de la salle, la fumée qui s’y répand est sculptée en formes bigarrées et changeantes par la lumière, traçant un réseau de lignes sur lesquelles les corps féminins se meuvent entre suspension et fragilité de l’équilibre. La metteuse en scène poursuit le sillon initié avec Autour du domaine, entrelacs de poèmes d’Eugène Guillevic sur lesquels elle explorait – déjà avec Chloé Moura – un dessus et un dessous intérieurs, sillonnant la notion de frontière. Sa nouvelle création collective marche dans ces traces anciennes. Traverser les murs opaques est une recherche de surgissement révolutionnaire, d’élans de sensibilité se rejoignant dans une solidarité de fragments.
« Je serai toujours attentive à la beauté qui surgit de l’épars. À la projection de soi, vers les autres. À l’aube qui s’achève. À la lumière de l’aube suivante. Il faut se préparer sans cesse à traverser les murs opaques, les traverser, puis recommencer. Recommencer à se préparer. Se préparer à recommencer. Retraverser », lâche, tel un manifeste, l’ancienne pensionnaire du Centre national des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne. Le corps vibre au milieu de poudre de couleur façon fête de Holi, quand il ne se suspend pas sous les bras, la tête en bas ou ne défie l’attraction terrestre en équilibre sur un filin tendu dans le clair-obscur. Face au sentiment d’impuissance, l’un des maux de notre époque, la fildefériste et ses comparses livrent leurs rêves de soulèvement, leurs visions de résistance passant autant par le corps que par le sensible. La promesse de lendemains à réinventer, de jours meilleurs en sommeil, en chacun de nous, est lancée.
« Je t’en fais le serment / je sauverai nos joies de vivre / des terreurs du présent / fragile comme une bougie / tenace comme une guerrière / je resterai debout dans la nuit / et je ferai son affaire / à la mélancolie. »
Magazine Poly, Thomas Flagel, le 27/04/2023.
Note d’intention
Traverser les murs opaques est un spectacle manifeste, un cri pour déchirer l’opacité, une invitation radicale à traverser ses émotions, à désirer, à se soulever.
Au cœur de cette création, le désir de continuer à travailler au corps la question du langage, en explorant l’espace d’entrelacs et d’entrechocs du cirque et de la poésie. Le poème est un mouvement, un geste adressé, résolument ouvert, indissociable d’un rapport physique au monde. La poésie sauve le monde. Il faut l’écrire, sur le papier et sur la scène. La faire vibrer, l’incarner, la dire, la partager. Pour résister au sentiment d’impuissance, j’écris sur la beauté d’être contemporaine d’un monde qui s’effondre et non sur l’effondrement de nous-mêmes dans ce monde.
Pour moi, l’acte d’écrire est un acte de résistance, indéniablement relié au corps, au geste, au souffle. Sur scène, nous n’incarnons pas des manifestations du poème, nous sommes des poèmes. Nous faisons recueil. Nous créons les conditions de recueillement du poème, sous toutes ses formes, pour transmettre l’énergie du soulèvement, pour que le.la spectateur.trice sorte chargé.e, capable de se dire qu’il.elle a le pouvoir de réenchanter le monde par son regard.
Ce spectacle est là pour chercher la lumière dans l’obscurité, ouvrir l’espace sensible et toujours possible de la révolte, affirmer qu’il y a un sens collectif à donner à cette quête intime de l’émotion. Traverser les murs opaques est une vague, une marée. C’est aussi une aventure collective, un cheminement partagé. Créer ensemble, laisser les sensibilités de chacun.e entrer en résonance, ne pas chercher l’unanimité des corps mais la solidarité entre les fragments ; tel est le chant révolutionnaire que j’ai eu à cœur de faire surgir dans cette pièce de cirque et de poésie.
Marion Collé